Goma: une infirmière assassinée à son domicile par des personnes armées.

Publié le 13 janvier 2026 à 16:42

Depuis janvier 2025, la ville de Goma est sous le contrôle des rebelles de l’AFC-M23, appuyés par l’armée rwandaise. Depuis cette prise de contrôle, la situation sécuritaire s’est fortement détériorée. Les violences contre les civils sont devenues quasi quotidiennes, créant un climat de peur généralisée au sein de la population.

Dans les territoires occupés, des habitants sont régulièrement victimes d’assassinats ciblés, de violences arbitraires et de contraintes imposées par les groupes armés. Des témoignages font état de personnes tuées pour n’avoir pas respecté les règles édictées par les forces rebelles.

Le 13 janvier 2026, à Bwalanda, dans la collectivité-chefferie de Bwito (territoire de Rutshuru), un adolescent de 15 ans, identifié comme Aloys, a été abattu par des hommes armés après ne pas s’être présenté au salongo, des travaux communautaires rendus obligatoires. Sa mort a profondément choqué sa famille et les habitants du quartier.

La veille, le 12 janvier 2026, à Goma, dans le quartier Ndosho, une jeune femme prénommée Dévote, infirmière à l’hôpital CBCA, a été tuée par balle à son domicile, non loin du Parking ya Masisi. Elle a été attaquée en l’absence des autres membres de sa famille. Après l’avoir abattue, les assaillants ont emporté plusieurs biens avant de prendre la fuite. Les circonstances exactes de cet assassinat ne sont pas encore connues. Dévote laisse derrière elle deux enfants et son époux.

Le matin du 13 janvier 2026, une autre attaque a été signalée vers la Rwindi, dans le Parc National des Virunga, en territoire de Rutshuru. Des véhicules et des motos en partance pour Butembo sont tombés dans une embuscade tendue par des hommes armés. Les assaillants ont ouvert le feu sans avertissement, incendié une partie des marchandises et enlevé quatre personnes. Le bilan provisoire fait état de deux morts, quatre disparus et vingt-deux blessés, évacués vers Kanyabayonga pour des soins.

Ces attaques ne constituent pas des faits isolés. Depuis novembre 2025, plusieurs incidents similaires ont été enregistrés sur les axes routiers Kiwanja–Kanyabayonga, Kibirizi–Rwindi et dans les environs de Vitshumbi. Ces violences rappellent des épisodes tragiques survenus par le passé et entretiennent un sentiment permanent d’insécurité chez les populations qui empruntent ces routes.

Dans les zones sous occupation rebelle, les civils vivent dans la peur constante, sans mécanismes efficaces de protection ni accès réel à la justice. Les habitants continuent d’appeler à une intervention urgente des autorités nationales et de la communauté internationale afin de mettre fin à ces violences et de garantir la protection de la vie humaine.

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