La vie humaine est sacrée et constitue un droit fondamental auquel personne ne peut déroger, que ce soit en temps de guerre ou en temps de paix. C’est dans ce cadre que la Ligue des Sacrifices Volontaires pour la Défense des Droits de l'Homme et de l'Environnement (LISVDHE) condamne avec la plus grande fermeté l’attaque meurtrière ayant coûté la vie à un couple dans la nuit de lundi à ce mardi 3 mars 2026, coté Kilijiwe, au quartier Majengo, dans la commune de Karisimbi, à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
Les victimes, un homme et son épouse, ont été abattues à leur domicile dans une zone située à la limite entre la ville volcanique et le territoire de Nyiragongo, selon des sources locales.
D’après le témoignage d’un habitant, les assaillants ont fait irruption aux environs de 23 heures. « Nous avons entendu des mouvements suspects. Les bandits ont commencé par pénétrer dans des maisons situées près du centre hospitalier Mon Âme, où ils ont emporté des téléphones et de l’argent », relate-t-il.
Les hommes armés se seraient ensuite dirigés vers le rond-point Chongo, où ils ont surpris le couple en plein sommeil. « Après avoir exigé de l’argent et d’autres biens de valeur, ils ont ouvert le feu. J’ai entendu trois détonations. La femme est morte sur le coup. Son mari, grièvement blessé, a succombé quelques heures plus tard à l’hôpital », poursuit le témoin.
Ces attaques surviennent dans un contexte sécuritaire préoccupant, Goma étant passée sous le contrôle des rebelles de l’AFC/M23 depuis janvier 2025, sous la direction de Corneille Nanga et Sultani Makenga. Malgré les assurances de ce mouvement quant à la maîtrise de la situation, des cas récurrents de meurtres, pillages, extorsions, viols et enlèvements continuent d’être signalés, tant à Goma que dans les zones environnantes sous leur contrôle.
Le week-end dernier déjà, près d’une dizaine de maisons avaient été cambriolées à Buhene, une localité située dans le territoire voisin de Nyiragongo, où des habitants ont également dénoncé des pillages nocturnes.
Recommandations pour améliorer la situation sécuritaire
Face à cette recrudescence de la violence et en vue de protéger le droit fondamental à la vie humaine, plusieurs mesures pourraient être mises en œuvre pour restaurer progressivement la sécurité et la confiance des habitants :
-
Renforcement des patrouilles nocturnes : Intensifier la présence des forces de sécurité dans les quartiers sensibles comme Majengo et les zones périphériques proches de Nyiragongo.
-
Comités locaux d’alerte : Organiser des comités de vigilance communautaires pour signaler rapidement tout mouvement suspect et faciliter une réaction immédiate.
-
Lutte contre la circulation illégale des armes : Mener des opérations ciblées pour contrôler et récupérer les armes en circulation, réduisant ainsi la capacité opérationnelle des bandits.
-
Éclairage public et sécurisation des axes : Réhabiliter l’éclairage dans les zones à risque, notamment autour des centres hospitaliers et des carrefours stratégiques.
-
Poursuites judiciaires et communication transparente : Assurer l’arrestation des auteurs, informer la population sur les mesures prises et renforcer la confiance.
-
Coordination avec les leaders communautaires et religieux : Impliquer les chefs locaux, les responsables religieux et la société civile pour encourager la vigilance et la dénonciation des criminels.
-
Appui humanitaire et psychosocial : Fournir assistance médicale, soutien psychologique et aide sociale aux familles touchées par la violence.
La mise en œuvre cohérente de ces mesures, accompagnée d’un engagement réel des autorités et des forces de sécurité, pourrait contribuer à limiter les attaques et restaurer la quiétude dans la ville et ses environs, tout en respectant le droit fondamental à la vie humaine.
Ajouter un commentaire
Commentaires